Humeur

  • E-commerce et vol d’identité : un jeu d’enfant !

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    Actuellement, s’il est aisé d’acheter de la marchandise en ligne, il est tout aussi facile, en quelques clics, d’y frauder :ne personne peut sans difficulté usurper votre nom et/ou votre adresse postale pour se faire livrer, sans payer, un paquet dont vous ne verrez jamais le contenu, mais pour lequel vous recevrez des rappels de paiement. La possibilité de payer après réception de la commande pousse donc au crim. De plus, la politique du transport à moindre coût entraine une livraison, par faute de temps, au plus vite qui facilite le vol des paquets délivrés hors présence du détenteur de l’adresse.

    Dernièrement, cette mésaventure est arrivée à plusieurs reprises à ma mère de 85 ans. Elle n’est pas cliente du e-commerce international concerné, n’a ni natel, ni internet et aucune adresse mail. Bien qu’elle n’ait rien commandé, et donc n’a signé aucun contrat avec cette entreprise, elle a dû prouver qu’elle n’était pas fautive en devant transmettre un dépôt de plainte contre X au magasin en ligne. Un comble ! A mon grand étonnement, à la suite de ma demande de bloquer informatiquement ses coordonnées pour en prévenir un nouvel emploi inapproprié par un tiers et les désagréments liés, le magasin en ligne m’a informée que cela était impossible …

    Selon cette entreprise, la police et la FRC, cette escroquerie est en augmentation croissante. Si cela continue, elle pourrait devenir monnaie courante au vue la facilité de créer un compte client par internet et de savoir quand un colis sera délivré.

    Cependant ce e-commerce, qui répercute les coûts liés aux fraudes sur ses prix de vente comme ses concurrents, n’a aucun intérêt, au nom du profit à tout prix, à mettre en place une solution afin éviter ce type d’abus. Et ce sont donc les clients honnêtes qui paient pour les voleurs… Cela va-t-il en insister certain d’entre eux à aussi jouer ce jeu de dupe qu’est l’usurpation d’identité pour un retour sur  « investissement » ?

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  • Respect

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    Cette semaine, j’ai eu le grand plaisir de voir au POCHE/GVE, la pièce de théâtre « « La voiture américaine ». Lors de scènes sensibles, quelques sifflets sont parvenus du public.

    A la fin du spectacle, après des applaudissements nourris, une comédien est restée sur scène pour nommer avec justesse que l’on ne siffle ni une femme, ni un homme. Puis, en rappelant que les sifflements ont été émis durant des scènes « en tension », qu’ils sont malvenus durant un spectacle.

    Je remercie la comédienne d’avoir osé énoncer, face public, deux principes essentiels:

    • le sifflement est un acte ressenti comme irrespectueux par de nombreuses personnes. Il est donc à éviter.
    • Siffler une personne durant son travail est inadéquat, irrespectueux et peut avoir des conséquences sur la prestation effectuée,

    Je finirai en ajoutant un troisième principe: même si le client est roi, il est attendu qu’il ait un comportement adéquat en tous lieux et toutes circonstances.  

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  • Un accident de vélo en ville sans vélo, c’est possible !

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    Cycliste invétérée, je circule à vélo par tous les temps. Risqué me direz-vous ? Pas plus parfois que d’accéder à certains garages à vélo.

    Comme un certain nombre de genevoises et genevois, j’habite dans un immeuble dont le garage à vélo est au sous-sol. Ses escaliers sont extérieurs et particulièrement raides, étroits, mal éclairés et glissants par grand froid ou temps de pluie. L’accès y est donc difficile et dangereux.

    Il y a plus de 7 ans, un collectif d’habitantes et d’habitants avait fait part de cette dangerosité à la régie et lui proposait, pour éviter notamment des accidents, d’aménager un garage à vélo de plain-pied. De plus, à une époque, il avait été question d’éclairer l’accès aux garages à vélo ce qui n’a pas jamais été fait. Je me demande encore pour quelle raison au vu du coût minime de cet aménagement.

    Et donc ce qui devait arriver arriva : après plusieurs « presque-accidents » annuels par temps humide et sombre, mon pied droit a glissé, j’ai chuté en avant et, par chance, je n’ai « qu’une fracture » du pied droit. Au regard de l’étroitesse des escaliers, ma tête aurait pu cogner le mur. Et je n’ose penser aux conséquences fatales qui auraient pu en découler.

    Selon le bureau de prévention des accidents (BPA)¹, les accidents domestiques les plus fréquents sont les chutes. Chaque année, elles concernent quelques 280 000 personnes en Suisse. 1600 environ d’entre elles décèdent des suites de leurs blessures. Les chutes dans les escaliers intérieurs concernent 20'000 personnes, et celles qui se produisent dans un autre espace d’habitation extérieur 10'000 personnes. Nombre de chutes peuvent être évitées ou amoindries en éliminant les sources de faux-pas et les lacunes constructives.

    L’aventure, le risque, le fun faisant partie de la vie, le risque zéro n’existe pas. Cependant, cela ne doit pas empêcher la volonté d’éviter les accidents « bêtes ». Selon le BPA, il est facile de s’en protéger principalement en sécurisant l’habitation par un aménagement ad hoc. Dans notre situation, il s’agit de contrôler qu’il n’y a pas de sources de faux-pas ou d’autres obstacles constructifs, que les escaliers soient munis de mains courantes et que les marches soient mises en évidence par de la lumière.

    Afin d’assurer la sécurité de leurs locataires, j’espère que tous les propriétaires et les régies concernées impliqueront rapidement ces mesures de moindre coût.

    (Le pied cassé, je m’en vais maintenant faire la casse-pieds à la régie)

     

    ¹Blessés dans des chutes selon le lieu de l’accident 2010–2014, Source: statistiques des accidents non professionnels et du niveau de la sécurité en Suisse, p.52, BPA

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