12/03/2017

Le harcèlement de rue, ça suffit !

Le 7 mars, le  Conseil municipal a accepté à une grande majorité la motion déposée par les Verts « Le harcèlement de rue » afin de mettre en place au plus vite des actions concrètes pour lutter contre ce fléau omniprésent grandement banalisé qui rabaissent principalement les femmes et les personnes LGBT de tous âges et de toutes origines.

Les études montrent que ce phénomène est très fréquent. A Lausanne, fin 2016, 72 % des femmes de 16 à 25 ans interrogées ont été harcelées ; 63 % d’entre elles ont été insultées et 32 % ont subi des attouchements non consentis.

Le harcèlement de rue, ce sont les sifflements, les commentaires déplacés, les interpellations ou les insultes, voire les attouchements non consentis faites majoritairement par des hommes de tous âges et de toutes origines. Non ce n’est pas de l’humour, non ce n’est pas des compliments, et non ce ne sont certainement pas de la drague car la drague est une main tendue, le harcèlement est une main qui s’abat. Leurs répétitions ou leur violence génèrent un fort sentiment de mal-être et d’insécurité chez les personnes harcelées. Ces violences portent une atteinte inacceptable à la dignité et à la liberté de plus de la moitié de la population en la contraignant à  modifier son comportement et à limiter son utilisation de l’espace publique. Cela doit cessez !

Le harcèlement de rue est un fléau qu’il faut maitriser afin que l’éradique en modifiant les mentalités à long terme car il est inadmissible que chaque jour, des femmes et des personnes LGBT soient humiliées notamment par des propos injurieux, subissent des attouchements dans les transports publics, renoncent à la pratique sport ou évitent de se promener dans certains lieux afin de ne pas être agressées  verbalement ou physiquement.

Le harcèlement de rue est dénoncé depuis les années septante, ce n’est donc pas un problème lié à l’immigration, mais un problème relatif à la reproduction de comportements qui imprègnent tellement la société qu’il est devenu invisible et banalisé par un grand nombre de personnes dont des femmes qui ont appris « à faire avec » en adoptant très tôt des comportements pour éviter le pire. Cela suffit, cela doit cessez !

En acceptant la motion « Le harcèlement de rue », le politique a donné un signal fort : les autorités communales doivent se doter, en concertation avec le Canton, des moyens pour bannir les comportements irrespectueux par des actions concrètes qui protègent et soutiennent les personnes victimes du harcèlement de rue sans les stigmatiser, par exemple par la mise à disposition d’une application smarphone pour alerter les proches d’une agression ainsi que par des actions qui modifient les mentalités durablement notamment par des campagnes de prévention régulières,  par des formations aux publics cibles afin qu’une personnes victimes du harcèlement de rue soient soutenues adéquatement, par des formations pour savoir réagir de manière non violente et constructive aux comportements agressifs et, pour finir par des amendes pour les actes afin de signaler clairement qu’ils ne sont pas tolérés par la société.

 

 

12:21 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

22/01/2017

Des bons pour les allocations de rentrée scolaire : une fausse bonne idée

Lors du dernier plénum du Conseil municipal de la Ville de Genève, la droite et le MCG, majoritaires, ont décidé que les ayants droit aux allocations de rentrée scolaires la recevront sous forme de bons à dépenser dans les magasins de la Ville afin de s’assurer que les 530'000 fr. alloués à cette prestation, soient dépensés dans les commerçants locaux et que les familles concernées achètent bien des fournitures scolaires, tels que des cartables, des chaussures ou des vêtements de gym.

C’est une fausse bonne idée pour les trois raisons suivantes :

Premièrement, dynamiser le commerce de proximité dit favoriser la production, la vente et l’achat de biens locaux. La mesure propose tout le contraire : ce seront les grandes chaines de magasins nationales et internationales, tels que Migros, Coop, Manor et Aldi qui seront avantagées au détriment du commerce local car ce sont elles qui vendent, sous un même toit, la gamme de fournitures concernées.

La deuxième raison est le respect des ayants droits. L’obligation de dépenser la somme attribuée, de 130 ou 180 fr., dans un nombre restreint de commerces aura des effets négatifs en termes de respect de la vie privée et d’auto-détermination. Elle compliquera aussi la vie de familles responsables qui ne pourront plus acheter les fournitures scolaires à l’endroit et au moment les plus opportuns pour leur organisation et leur finance.

La présentation d’un bon a aussi un effet stigmatisant ; et tout changement de pratique diminue le recours à l’aide proposée. Ainsi, la mise en place des bons se fera au détriment de l’aide aux familles et aux plus démunis.

Pour quelle raison le tourisme d’achat serait-il l’apanage des familles qui ne possèdent pas de voiture par manque de revenu ?

La troisième raison est la complexification du travail l’administration et des commerçants par un suivi administratif et comptable importants. Cela ira aussi à l’encontre de la demande du Conseil municipal de simplifier le travail de l’administration communale.

Pour quelles raisons faudrait-il compliquer le mode de gestion actuel qui est simple et efficace : la somme est versée par virement bancaire dès que les documents demandés prouvant le droit à cette aide, sont transmis au service social de la Ville de Genève ?

Selon la droite, la mise en place d’un système similaire aux bons REKA serait une solution à envisager. Cette proposition n’est pas pertinente car la masse des ayant droits est insuffisante pour obtenir un coût de gestion moindre. De plus la sécurisation des bons, pour s’assurer que ce sont bien les bonnes personnes qui achètent les fournitures autorisées, coûtera chère.

Dans tous les cas, la mesure imposée par la droite et le MCG engendra, par la hausse la charge de travail des collaborateurs de la Ville et par la mise en place d’une procédure d’attribution via les marchés publics obligatoire pour toute prestation de plus de 500'000.-, une hausse des coûts de gestion de plus 100'000 fr. par an, soit 20% des allocations attribuées, ceci au détriment de l’aide aux familles.

Que désire donc sauvegarder la droite et le MCG avec cette mesure ? Sûrement pas l’intérêt des familles, des commerçants locaux et des finances publiques.

20:57 Publié dans Genève | Lien permanent |  Facebook |

11/03/2016

Intégration des personnes en situation de handicap

Depuis l'entrée en vigueur, il y a plus de 10 ans, de la loi fédérale sur l'élimination des inégalités frappant les personnes handicapées (LHand) et plusieurs motions déposées dans ce sens au cours des dernières années, la Ville de Genève demeure en retrait sur la question du handicap qui nous concerne toutes et tous et qui prendra rapidement plus d'ampleur au cours au vu de notre société vieillissante

Cette question est traitée de manière très segmentée ce qui entraine un traitement partiel des situations, une détérioration de la qualité de la vie et un sentiment d’injustice chez des personnes en situation de handicap ainsi que chez leurs proches.

Les Verts ont déposé en novembre 2015, la motion « Pour ne pas laisser les personnes handicapées aux portes de la Ville” qui demande la mise en place qu’une véritable politique municipale du handicap coordonnée pour prévenir la stigmatisation et l’isolement social, pour améliorer les conditions de vie des personnes handicapées et pour modifier le regard que chacun porte sur le handicap.

Ils invitent la Ville à utiliser l’Agenda 22 - méthode validée par l’ONU - qui est un outil de travail permettant d’établir un programme de mesures concrètes, réalistes et réalisables par les autorités locales grâce à une approche prospective et participative qui - en englobant les acteurs publics, privés, le milieu associatif et les personnes en situation de handicap - permet d’inventorier leurs besoins et les mesures existantes afin de décider concrètement des mesures à entreprendre tout en tenant compte des ressources à disposition.

Cette motion a été votée à l’unanimité lors de la séance plénière du conseil municipal de cette semaine. J’espère qu’elle sera traitée au plus vite en commission afin que, comme à Lancy, le principe « daccessibilité universelle » devienne la préoccupation majeure de la Ville de Genève. Et que les citoyennes et citoyens en situation de handicap puissent accéder, comme tout un chacun, aux lieux, aux équipements, à l’information, aux services et aux activités de la Ville de Genève.

22:24 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/02/2016

Pour la sécurité des enfants, non aux coupes budgétaires !

Hier, lors du conseil municipal de la Ville de Genève, nous avons eu un exemple flagrant du risque que font courir, à la population, les coupes budgétaires votées par le conseil municipal en décembre dernier.

Le sujet qui nous occupait était la réparation des équipements sportifs des écoles.

Depuis plusieurs années, les utilisateurs des salles de gym communales, majoritairement des enfants, sont en danger car des équipements sont obsolète ou ne respectent plus les minima de sécurité. Par conséquent, il est urgent de les remettre en état, de les adapter ou de les remplacer pour prévenir les accidents.

Cependant, la majorité du parlement - la droite et de l’extrême droite - a choisi de couper dans ces budgets des écoles, et ainsi n’hésite pas à mettre en péril la sécurité des enfants.

Nous avons eu raison de faire le référendum qui a abouti facilement !

Je vous invite déjà à refuser ces coupes budgétaires arbitraires et dangereuses lorsque nous serons appelés à voter en juin ou septembre prochain. J’y reviendrai dans ce blog si nécessaire !

12:15 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/12/2015

La course de l'escalade : un bol de chaleur humaine

Vendredi matin, après avoir appris que je prendrais seule le départ du walking de la course de l’escalade, j’hésite à me présenter sur la ligne de départ car je me suis inscrite pour partager ce moment avec des amis et pour le bien-être que me procure la marche de nuit entourée d’une multitude de personnes dont le but commun est d’arriver à la fin du parcours sans être le meilleur. Je me pousse donc. Et bien fait m’en a pris.

J’entre dans le bus revêtue de mes habits de marcheuse de moyenne montagne, car pour participer il n’y a pas besoin d’un équipement particulier, et je me trouve assisse à côté de connaissances. Arrivées à Veyrier, l’accueil des plus convivial et des plus organisé nous permet de nous désaltérer avec un bon thé chaud et de vidanger notre vessie.

Bloc 5, je fais la connaissance d’un homonyme avec qui je marche en duo durant les 8,7 kilomètres, chacune relayant l’autre dans les moments de relâchement. Le slogan « contre la violence conjugale, vous êtes notre meilleur relais », inscrit sur mon t-shirt suscite des commentaires bienveillants. Les encouragements des habitants des communes traversées et l’ambiance musicale des stands de ravitaillement nous portent. De plus, les nombreux bénévoles qui jalonnent le parcours nous permettent de ne pas nous égarer et de partager sans encombre le bitume avec les automobilistes.  A l’arrivée, l’époux d’une co-équipière nous attend avec un succulant vin chaud fait maison qui réchauffe le corps et le cœur.solidaritéfemmes.JPG

Un grand merci aux organisateurs et aux nombreux bénévoles qui permettent à la course de l’escalade d’exister et de faire qu’elle soit plus qu’une action sportive qui promeut de la santé car, par son ambiance « bon enfant »,  elle enrichit le vivre ensemble.

 

 

17:55 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/11/2015

Merci l'Usine

Samedi, j’ai participé à la journée « portes ouvertes » de l’Usine qui m’a permis d’appréhender l’envers du décor de ce lieu culturel. Merci à l'Usine pour son accueil.

Tout au long de la visite, j’ai rencontré des membres de l’association et des permanents motivés par le sens de leurs actions et qui ont l’art de faire tourner la machine avec des petits riens. J’ai apprécié, en autre, leur sens du commun et du travail interdisciplinaire, porteur de créativité et d’innovation, qui permet à l’Usine de proposer des activités à des prix s’adaptant aux moyens de financiers du visiteur-spectateur. Merci à l’Usine de permettre à tout un chacun de pouvoir participer à la vie culturelle.

Lors de la visite des ateliers, un pan peu connu de la culture alternative a été présenté : celui de l’utilisation de techniques « démodées », tels que le développement de photographies argentiques ou le visionnement de bobine de film. Merci à l’Usine pour la préservation de techniques caduques pour certain.

Depuis septembre, l’Usine propose des séances de cinéma aux enfants. Merci à l’Usine d’offrir une alternative à la programmation des grandes salles.

J’ai vu des locaux où chaque mètre carré est utilisé du sol au plafond. J’ai visité des ateliers aménagés avec du matériel qui a vécu, donc réparé et/ou récupéré. Merci à l’Usine d’être un acteur de l’économie sociale, solidaire, responsable et durable.

A la suite de cette visite, il me semble que l’Usine, grâce, entre autre, à une gestion solidaire et interdisciplinaire ainsi qu’une forte dose de bénévolat, a, en termes économiques, un résultat maximum avec un minimum de moyens. De plus, la mise en place de portes ouvertes en moins de 5 jours, démontre une force de réactivité à faire pâlir un nombre certain de chefs d'entreprises. Merci à l’Usine pour sa gestion optimale

Le reproche qu’il serait possible de faire à l’Usine, est ne pas rentrer dans des moules préformatés. Est-ce une raison pour l’empêcher de poursuivre ses activités par des moyens détournés ?

Pour finir, merci à l’Usine d’offrir un possible à de nombreux artistes par la mise à disposition de locaux pour créer, répéter et présenter leur création et de proposer d’autres horizons culturels.

 

 

 


 

 

 

 


 

20:00 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |