07/12/2017

Ne laissons pas les personnes les personnes en situation de handicap aux portes de la Ville

Lors de la dernière séance plénière du conseil municipale de la Ville de Genève, le plénum a donné un signal fort en faveur d’une politique du handicap en acceptant à l’unanimité la motion « Pour de ne pas laisser les personnes handicapées aux portes de la Ville ».

Ce vote démontre la volonté politique de garantir l’accès aux personnes en situation de handicap aux lieux publics, aux équipements, aux informations ainsi qu’aux services de toute l’administration municipale par une politique volontariste.

Ce signal est d’importance car bien que, depuis plusieurs années, des mesures adéquates et innovantes sont déployées de manière segmentée dans les différents départements de la Ville, ces mesures sont insuffisantes : il manque un réflexe handicap pour faire avancer réellement les choses et d’améliorer le quotidien des personnes concernées,

Le réflexe handicap, lié à celui d’accessibilité universelle, doit permettre à tout individu de réaliser des activités de manière autonome et d’obtenir des résultats équivalents. Dans l’idéal, il s’agit d’aménager la vie de tous les jours pour que toute la population ait le droit aux mêmes chances de vivre en toute liberté et en toute sécurité.

Selon l’office de la statistique, 17 % de la population de plus de 15 ans et en ménage privé a une incapacité. Si l’on tient compte des personnes en EMS, ce taux peut atteindre 25 à 35 %.En Ville de Genève, c’est donc 30'000 personnes qui sont concernés par des difficultés de mobilité, de perception, de communication et de socialisation. Compte tenu du vieillissement croissant de la population, ce pourcentage augmentera d’année en année.

Comme nous vieillissons toute et tous et qu’un accident ou une maladie peuvent, à tout un moment, nous tombé dessous, chacune et chacun de nous sera confronté-e  un jour à une limitation de son autonomie.

L’objectif de la motion est la prévention de la discrimination et de l’isolement social d’au minimum d’un cinquième de la population ainsi que l’améliorer de leurs conditions de vie et de celles de leur proches par la suppression durablement de barrières limitant.

Pour y arriver, et devant l’importance du besoin grandissant, il est donc primordial d’inventorier dans les plus brefs délais les besoins afin d’établir les priorités, concevoir un plan d’actions et planifier les ressources nécessaires pour la mise en place, dans des délais convenables, de mesures acceptables par toute la population.

Plus vite l’accessibilité aux infrastructures et aux prestations de la Ville de Genève sera garantie aux personnes en situation de handicap, plus rapidement des situations gênantes ou discriminantes seront devancées.

Le réflexe handicap doit permettre de traiter les problématiques liées aux diverses types de handicap tant au niveau de l’aménagement de l’environnement et des bâtiments qu’en terme d’attitudes et de préjugés.

Pour cela, il faut que tous les départements municipaux travaillent ensemble afin de pallier au traitement segmenté actuel de la majorité des problématiques liées aux handicaps et éviter le sentiment d’injustice qui s’ensuit.

Il est aussi fondamental de sensibiliser et former le personnel municipal afin qu’il réponde de manière adaptée lorsqu’il se trouve en face d’une personne en situation de handicap.

Pour finir la concertation avec les associations compétentes et représentant les intérêts des personnes concernées est une nécessité car leurs membres sont confrontés quotidiennement aux différents obstacles.

09:07 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |