14/11/2017

Un accident de vélo en ville sans vélo, c’est possible !

Cycliste invétérée, je circule à vélo par tous les temps. Risqué me direz-vous ? Pas plus parfois que d’accéder à certains garages à vélo.

Comme un certain nombre de genevoises et genevois, j’habite dans un immeuble dont le garage à vélo est au sous-sol. Ses escaliers sont extérieurs et particulièrement raides, étroits, mal éclairés et glissants par grand froid ou temps de pluie. L’accès y est donc difficile et dangereux.

Il y a plus de 7 ans, un collectif d’habitantes et d’habitants avait fait part de cette dangerosité à la régie et lui proposait, pour éviter notamment des accidents, d’aménager un garage à vélo de plain-pied. De plus, à une époque, il avait été question d’éclairer l’accès aux garages à vélo ce qui n’a pas jamais été fait. Je me demande encore pour quelle raison au vu du coût minime de cet aménagement.

Et donc ce qui devait arriver arriva : après plusieurs « presque-accidents » annuels par temps humide et sombre, mon pied droit a glissé, j’ai chuté en avant et, par chance, je n’ai « qu’une fracture » du pied droit. Au regard de l’étroitesse des escaliers, ma tête aurait pu cogner le mur. Et je n’ose penser aux conséquences fatales qui auraient pu en découler.

Selon le bureau de prévention des accidents (BPA)¹, les accidents domestiques les plus fréquents sont les chutes. Chaque année, elles concernent quelques 280 000 personnes en Suisse. 1600 environ d’entre elles décèdent des suites de leurs blessures. Les chutes dans les escaliers intérieurs concernent 20'000 personnes, et celles qui se produisent dans un autre espace d’habitation extérieur 10'000 personnes. Nombre de chutes peuvent être évitées ou amoindries en éliminant les sources de faux-pas et les lacunes constructives.

L’aventure, le risque, le fun faisant partie de la vie, le risque zéro n’existe pas. Cependant, cela ne doit pas empêcher la volonté d’éviter les accidents « bêtes ». Selon le BPA, il est facile de s’en protéger principalement en sécurisant l’habitation par un aménagement ad hoc. Dans notre situation, il s’agit de contrôler qu’il n’y a pas de sources de faux-pas ou d’autres obstacles constructifs, que les escaliers soient munis de mains courantes et que les marches soient mises en évidence par de la lumière.

Afin d’assurer la sécurité de leurs locataires, j’espère que tous les propriétaires et les régies concernées impliqueront rapidement ces mesures de moindre coût.

(Le pied cassé, je m’en vais maintenant faire la casse-pieds à la régie)

 

¹Blessés dans des chutes selon le lieu de l’accident 2010–2014, Source: statistiques des accidents non professionnels et du niveau de la sécurité en Suisse, p.52, BPA

16:19 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |