30/06/2016

Pour une politique d'asile humanitaire et efficace

Pour une politique d’asile humaine et efficace

La politique migratoire en Europe est a atteint ses limites: pendant que nous profitons de bonnes conditions de vie, des femmes, des enfants et des hommes qui fuient la guerre, vivent sur le chemin de l’exil, des situations inhumaines.  

La recherche d’une terre d’asile et les barrières d’accès à l’Europe transforme la méditerranée en un tombeau géant permanent.

Cela doit cessez !

Cette situation est indigne d’une société civilisée.

Si vous étiez un-e réfugié-e, comment supporteriez-vous des conditions  de vie précaires qui jettent des milliers de personnes dans des situations indicibles enrichissant des personnes sans scrupules ?

Si vous étiez un-e réfugié-e, comment feriez-vous face, jour après jour à l’hostilité et à la xénophobie croissante d’une partie de la  population des pays traversés ou du pays d’accueil ?

Soyons solidaires !

La protection de l’intégrité individuelle de chacun doit être assurée. Elle peut l’être par la mise en place de solutions pragmatiques et efficaces qui éviteraient des drames et de souffrances liés aux obstacles que doivent surmonter les personnes condamnée à l’exil pour survivre.

Soyons collectivement responsable !

100 femmes issues de la vie politique et de la société civile ont lancé le 28 juin un appel adressé au Conseil fédéral, Conseil national, au Conseil des Etats et au Conseil de l’Europe afin que les demandes d’asile émanant des personnes fuyant la guerre ou victimes de persécutions, puissent être déposées par les requérants auprès des ambassades et consulats européens de leurs pays respectifs ou du pays de transit. A défaut, elles demande une voie légale d’entrée en Europe pour les personnes touchées par ces drames.

Rejoignez-les en signant la pétition « pour une politique d’asile humaine et efficace » : https://www.change.org/p/pour-une-politique-d-asile-humai...

 

 

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Commentaires

Vous écrivez ce que tout le monde sait mais vous n'apportez pas l'ombre d'une solution.

Dans le monde, il y a 60 millions de réfugiés. Les plus riches (les réfugiés économiques) arrivent en Europe où ils seront exploités comme main d’œuvres bon marché en créant du dumping salariale. Bonjour les conflits sociaux et le racisme.

Les autres, les vrais ceux qui n'ont pas de moyens, (car il n'ont pas un budget de USD 4000 pour se payer le voyage) croupissent dans des camps.

Vous voulez résoudre (en partie) le problème des réfugiés et au passage vous donnez bonne conscience avec des femmes qui font de la récupération politique sur la misère. Pourquoi pas, certains aiment bien jouer les idiots(es) utiles.

Mais quand on veut résoudre un problème il faut regarder la réalité en face, mais malheureusement le politiquement correct l'empêche.

Écrit par : Boccard | 01/07/2016

Monsieur,
Vous avez raison, la situation est connue. Cependant malgré l’augmentation croissante du flux de réfugiés, malgré la situation mondiale qui s’est fortement dégradée, il me semble que l’on en parle de moins en moins.
Il faut donc en parler, il faut donc faire pression sur nos représentants politiques, pour, j’espère, en complémentarité avec d’autres initiatives, tel l’appel de Neuchâtel, faire évoluer la politique d’asile suisse afin de permette aux personnes qui vivent dans des camps de réfugiés d’arriver dans notre pays.

Écrit par : Laurence Corpataux | 05/07/2016

Madame,

En tant que mère d'origine genevoise d'un enfant handicapé, je suis désespérément à la recherche d'un logement et d'un travail pour mon fils handicapé. Je ne suis pas la seule dans cette situation à Genève, loin de là, et je n'en peux plus. Je n'ai plus de vraie vacances depuis longtemps et toute la famille souffre de cette situation très difficile.
De quoi les parents d'handicapés et les handicapés genevois et suisses sont-ils coupables pour être oubliés de tous dans ce pays (de la droite comme toujours et maintenant aussi de la gauche qui ne se préoccupe plus que des réfugiés) ? Sont-ils responsables des guerres dans les pays musulmans ?
Devrons-nous venir en aide à toute la misère de cette planète alors que l'on est incapable de soulager la souffrance des plus faibles en Suisse ? Aujourd'hui, les handicapés genevois et suisses sont sacrifiés, demain, ce sera le tour des vieux (comme en Suède où les impôts ne peuvent plus être augmentés), après-demain, ce sera le tour de vos enfants.
Je vous remercie de transmettre mon appel désespéré aux 100 femmes signataires de l'appel.

Écrit par : Françoise | 02/07/2016

Je constate que vous n'avez pas publié mon premier commentaire, peut-être un peu gênant quand il évoque l'"oubli" des handicapés genevois par la gauche de ce canton qui ne se préoccupe plus que des réfugiés (ce canton déjà très endetté ne pourra pas tout payer, il faut faire des choix, la gauche l'a fait).
En jetant un coup d'oeil à la liste des signataires, je constate qu'elle a été signée à 95% par des conseillères municipales ou députées, des artistes et femmes impliquées dans l'accueil des réfugiés, et des femmes exercant un emploi bien rémunéré (cadre, médecins, enseignantes, etc.). Je n'y ai pas vu une seule signature de simple employée, ouvrière, ou chômeuse (non conseillère municipale donc, soit quelqu'un totalement libre de signer ou pas cette liste), bref de l'une de ces femmes que la gauche est censée représenter. C'est instructif.

Écrit par : Françoise | 04/07/2016

Madame,

Ayant accompagné pendant des nombreuses années des personnes en situation de handicap, je suis aussi engagée, comme d’autres signataires de l’appel, dont la vice-présidente de la Fegha, pour l’amélioration des conditions de vie des personnes en situation de handicap et de leurs proches. Pour ce faire, les Verts Ville de Genève ont déposé le 15 novembre 2015, la motion M-1201 « Pour ne pas laisser les personnes handicapées aux portes de la Ville, élaborée avec des représentants des milieux du handicap, pour faire suite au bilan des autorités fédérales qui pointait les grandes lacunes qui demeurent en matière d’intégration des personnes handicapées, en dépit de l’entrée en force il y a plus de 10 ans de la LHand. Cette motion, signée par la grande majorité des partis, dont tous les partis de gauche, est actuellement traitée par le Conseil municipal.

Son but est de mettre en place une véritable politique municipale du handicap coordonnées pour prévenir la stigmatisation et l’isolement social, pour améliorer les conditions de vie des personnes handicapées et pour modifier le regard que chacun porte sur le handicap car jusqu’à ce jour, les problématiques relatives aux handicaps sont abordées de manière trop segmentée et partielle. Ce fonctionnement entraine une détérioration de la qualité de la vie et un sentiment d’injustice chez des personnes en situation de handicap et leurs proches.

Écrit par : Laurence Corpataux | 04/07/2016

Madame,

- « Pour une politique d'asile humanitaire et efficace »

Pourriez vous expliquer, s'il vous plaît, ce qui distingue une "politique d'asile humanitaire" ... suisse ... "efficace", ... d'une qui ne l'est pas, ... efficace ?

Écrit par : Chuck Jones | 04/07/2016

Depuis qu’il n’est plus possible de déposer une demande d’asile auprès d’une représentation suisse à l’étranger (2012), la politique d'asile suisse envers les personnes qui fuient la guerre n’en est pas une. Elle est donc ni humanitaire, ni efficace puisque la politique Suisse comme la politique européenne, vise avant tout à dissuader des gens dans des situations dramatiques à venir chez nous.
Malgré l’augmentation croissante du flux de réfugiés, malgré la situation mondiale qui s’est fortement dégradée, elle ne permet aux personnes en situation de grande vulnérabilité d’arriver en vie dans notre pays pour déposer une demande d’asile car seul les plus nantis peuvent arriver en Suisse sans passer par l’espace Schengen.

Écrit par : Laurence Corpataux | 05/07/2016

Madame Corpataux,

La première situation indigne de pays civilisés ou dits civilisés n'est-elle pas celle qui se trouve au sein des pays d'origine des migrants?

Que deviennent les êtres humains, leurs enfants (quelles séquelles, en eux?) qui n'ont pas les moyens voire la force de quitter leurs pays d'origine et qui vivent (subissent jours et nuits) sous le règne de la faim, de la misère ou de la terreur?

S'il fallait culpabiliser... en tout premier lieu, qui?

Les pays d'accueil pas assez ouverts, généreux ou les "responsables directs" de la faim, de la misère (l'ensemble des maux l'accompagnant) de la terreur?

En situation d'inondation, par exemple, suffit-il d'aller chercher seaux et serpillères ou faut-il passer des effets de l'inondation aux causes?

Trouver pourquoi il y a une inondation, de quoi ça peut bien venir et quoi faire y compris appeler des "techniciens de l'extérieur" en même temps que d'autres manipulent seaux et serpillères...

Madame, lorsque l'on cherche à manipuler l'opinion en culpabilisant s'il y a fondement, cela marche, prend

autrement, non.


Peu entendu, hélas, le Dr Kouchner qui en appelait au droit d'ingérence active concernant les pays concernés par guerres, misère ou faim.

Réaction, entre autres: "Il (le Dr Kouchner) propose l'ingérence comme moyen pour aller coloniser ces pays.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 05/07/2016

Madame,
Je vous rejoins sur le fait que tout conflit armé met en péril l’intégrité physique et psychique des populations concernées, et que la manière la plus efficace de résoudre le problème est d’agir sur la cause.
Cependant, en attendant que le mal soit stoppé à la racine, il faut aider les personnes qui en subissent les conséquences. La grande majorité d’entre elles est accueillie par les pays limitrophes des zones de conflit qui ont souvent des moyens plus limités que la Suisse et les pays européens.
La Suisse, pays dépositaires des conventions de Genève, ne pourrait-elle pas en faire davantage

Écrit par : Laurence Corpataux | 05/07/2016

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