Le blog de Laurence Corpataux

  • Les panneaux de la diversité

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    Oui, je dis oui à la diversité des genres, des âges et de situations de vie sur les panneaux de signalisation des passages piéton-ne-s de la Ville de Genève !

    Oui à une ville intégrative, progressive et de proximité. Oui à une ville qui donne la place à toutes et à tout, qui le dit, l’écrit et le dessine !

    60 ans après l’acceptation du droit de vote des femmes, je dis oui au choix de rendre visible l’existence de la moitié de la population sur des panneaux occupant l’espace public tout au long de l’année. Il est temps de rendre hommage plus amplement, aux nombreuses femmes qui, comme les hommes, ont oeuvrés pour le bien public.

    Chaque jour, des voix plurielles s’élèvent de plus en plus fortement contre des choix de société antérieurs mettant/laissant la majorité de la population dans l’ombre et brimant son opinion. Donc, encore oui, à une ville qui donne un signal fort en illustrant au quotidien, l’égalité et qui dit non à la discrimination.

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  • Système de santé : prévenir vaut mieux que guérir

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    Dernièrement, j’ai vécu de plein fouet les effets de la rationalisation des soins sur une personne d’un âge certain. Cela m’a questionnée notamment sur les ressources mises à disposition pour assurer, dans une société vieillissante, des prestations hospitalières publiques de qualité auprès de personnes en situation de vulnérabilité et de fragilité et pour prévenir des problèmes de santé indésirables voire graves.

    Le but de la convalescence est de se reposer et d’améliorer l’état de santé. Le vécu de manque de respect de la dignité et de l’autonomie de la personne soignée ainsi que de sa potentielle mise en danger va dans le sens inverse.

    Pour éclairer mon propos, quelques faits :

    Le jour de son arrivée, choquée, elle résume son accueil par « j’ai eu l’impression d’être à l’asile, parquée dans le couloir ». Nous avons eu peur qu’elle fasse une décompensation psychique sévère qui alterne sa pensée et sa mémoire.

    Perte d’intimité : des portes de chambres constamment ouvertes. Le personnel ne les referment pas après son passage.  La tête de son lit fait face à la porte d’entrée de la chambre ; les WC, situés dans le couloir, sont juste à côté avec le va et vient qui en découle.

    Au nom de rationalisation, non respect de son régime alimentaire. Par la même, elle ne mange presque rien de peur des effets dommageables sur sa santé.

    Proposition médicale de doubler son somnifère afin de lui permettre de dormir malgré les bruits environnants. Elle refuse pour ne pas être abrutie par les médicaments.

    Après l’avoir entendue, en larmes, supplier de rentrer chez elle au plus vite, je désire parler au médecin. Ce n’est pas le jour de son passage dans ce service. On me dit qu’il me téléphonera. Après 2 heures d’attente, j’informe que nous partirons sans le consentement médical dans la demi-heure. Son cas devient prioritaire. Après discussion avec le corps médical, elle passe une dernière nuit à l’hôpital afin que son retour à domicile se déroule au mieux.

    Selon moi, cette situation illustre concrètement ce dont la presse fait cas régulièrement : la surcharge de travail administrative des médecins (2/3 du temps) qui se fait au détriment du temps auprès des malades (1/3 du temps) ainsi que le manque de personnel soignant.

    Pour se faire entendre, l'association suisse des infirmiers et infirmières (ASI) aborde cette problématique sous l’angle économie : une étude réalisée par des chercheurs des Universités de Bâle et de Berne, sur la base de données collectées par l'Office fédéral de la statistique montre qu’augmenter la proportion de personnel infirmier de 80% dans les hôpitaux permettrait notamment de faire baisser la durée des hospitalisations. Les résultats indiquent que plus la proportion de personnel infirmier est élevée, plus le risque de mortalité des patients est faible et plus ils peuvent quitter l'hôpital rapidement. A l'inverse, moins il y a d'heures de soins qualifiés par jour plus le risque d'événements indésirables augmente. Une économie de plus de 350 millions francs en découlerait malgré la hausse de la masse salariale. Selon une autre étude en cours, d'autres économies sont possibles du côté des EMS: 42% des hospitalisations de résidents d'EMS pourraient être évitées, s'il y avait suffisamment de personnel soignant qualifié. Il en résulterait la suppression des coûts inutiles estimés à près de 100 millions de francs par an.

    Ainsi, afin de continuer à donner des années à la vie et de la vie aux années, il est donc totalement envisageable de repenser notre système de santé et le financement de ses prestataires sans hausse de coûts à la clef.

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  • E-commerce et vol d’identité : un jeu d’enfant !

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    Actuellement, s’il est aisé d’acheter de la marchandise en ligne, il est tout aussi facile, en quelques clics, d’y frauder :ne personne peut sans difficulté usurper votre nom et/ou votre adresse postale pour se faire livrer, sans payer, un paquet dont vous ne verrez jamais le contenu, mais pour lequel vous recevrez des rappels de paiement. La possibilité de payer après réception de la commande pousse donc au crim. De plus, la politique du transport à moindre coût entraine une livraison, par faute de temps, au plus vite qui facilite le vol des paquets délivrés hors présence du détenteur de l’adresse.

    Dernièrement, cette mésaventure est arrivée à plusieurs reprises à ma mère de 85 ans. Elle n’est pas cliente du e-commerce international concerné, n’a ni natel, ni internet et aucune adresse mail. Bien qu’elle n’ait rien commandé, et donc n’a signé aucun contrat avec cette entreprise, elle a dû prouver qu’elle n’était pas fautive en devant transmettre un dépôt de plainte contre X au magasin en ligne. Un comble ! A mon grand étonnement, à la suite de ma demande de bloquer informatiquement ses coordonnées pour en prévenir un nouvel emploi inapproprié par un tiers et les désagréments liés, le magasin en ligne m’a informée que cela était impossible …

    Selon cette entreprise, la police et la FRC, cette escroquerie est en augmentation croissante. Si cela continue, elle pourrait devenir monnaie courante au vue la facilité de créer un compte client par internet et de savoir quand un colis sera délivré.

    Cependant ce e-commerce, qui répercute les coûts liés aux fraudes sur ses prix de vente comme ses concurrents, n’a aucun intérêt, au nom du profit à tout prix, à mettre en place une solution afin éviter ce type d’abus. Et ce sont donc les clients honnêtes qui paient pour les voleurs… Cela va-t-il en insister certain d’entre eux à aussi jouer ce jeu de dupe qu’est l’usurpation d’identité pour un retour sur  « investissement » ?

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  • Pour des levées des déchets cohérentes, réalistes et réfléchies

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    A la suite de l’exigence du Canton de supprimer la tolérance communale de la gratuité en matière de collecte des déchets urbains des entreprises au 1er janvier 2018, la Ville de Genève a mis en place un règlement sur la gestion de gestion des déchets aberrant. Sa mise en application au 1er avril entrainera des absurdités et des nuisances pour la population et dissuadera un certain nombre des entreprises de trier leurs déchets.

    S’il est important de soutenir le principe du pollueur-payeur et le développement du tri sélectif, leur mise en application ne doit pas se faire au détriment de la population, des entreprises et des entités d’utilité publique. Elle ne doit pas affaiblir le service public. Malheureusement, c’est le cas de la solution d’externalisation déployée par le département de l’environnement urbain et de la sécurité.

    Pour la population, elle a pour conséquence une augmentation des nuisances liées à la pollution sonore et de l’air engendrées par le passage au même moment, dans la même rue des camions de chacune de 8 entreprises de levées des ordures privées et de la voirie. La levée des déchets se faisant par type de déchets, je vous laisse imaginer l’impact sur le quotidien de la population et l’ampleur du blocage du trafic..

    En mettant à mal la protection de l’être humain, la prévention des atteintes nuisibles et incommandantes, et par la même la lutte contre toute forme de pollution, ce règlement ne respecte ni la Constitution fédérale ni la Constitution genevoise.

    La fin de la gratuité de la levée des déchets engendre une charge financière supplémentaire qui peut en étrangler un certain nombre d’entreprises. Elle peut amener une ou plusieurs des 516 associations et des 172 fondations d’utilité publique concernées à supprimer des prestations essentielles à la population, dont notamment l’aide aux proches aidants ou aux plus vulnérables. Une des conséquences directe serait une hausse des demandes de subvention d’un total de 250'000 francs.

    Cette situation équivaut à un affaiblissement du service public sans pour autant inciter à un meilleur recyclage des déchets, bien au contraire ! Lorsqu’une entreprise n’a pas l’espace suffisant pour stocker les 6 containers trier, le risque d’une action de tri « 3 en 1 » est grand. Cela va donc à l’encontre du but du Canton.d’augmenter du tri le taux de recyclage .

    La directive cantonale est claire : le dispositif doit être aussi incitatif et juste que possible tout en restant simple, pratique et proportionnée. Des communes, telle que Carouge y arrive, Genève doit y arriver.

    Afin d’en éviter les effets pervers, le Conseil municipal a exigé à l’unanimité une suspension provisoire de la mise en application de ce règlement, le temps de trouver, en collaboration les parties prenantes, pour mettre en place, un système cohérent, réaliste et réalisable en terme écologique, logistique et économique qui favorise le tri sélectif tout en prévenant les nuisances environnementales.

    Pour finir, par son vote et par l’acception des deux motions liées qui demandent le maintien de l’utilisation des écopoints par les entreprises qui produisent peu de déchets ainsi que l’exonération partielle des entités à but non lucratif, le Conseil municipal signifie son large soutien au Conseil administratif pour discuter avec le Canton afin de faire évoluer ses exigences.

     

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  • Mise au point

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    Contrairement à ce que pensent certain-e-s, Ester Alder, magistrate en charge du département de la Cohésion sociale et de la jeunesse de la Ville de Genève, n’a pas capitulé et les siens ne l’ont pas lâchée en ce qui concerne l’allocation de rentrée scolaire (ARS) (130 fr. par enfant à l’école primaire, 180 au cycle), bien au contraire.

    A la suite des attaques répétées de la droite et du MCG, la magistrate a tout mis en œuvre pour sauvegarder cette prestation essentielle pour les familles modestes. Cette aide n’est pas un cadeau aux familles comme le prétend la droite élargie qui l’a attaqué par 4 fois en moins d’un an, c’est une nécessité !

    Afin de respecter la loi, le droit des familles concernées et la volonté populaire de ne pas couper dans les prestations à la population ainsi que d’éviter de donner des accroches pour supprimer l’ARS, Ester Alder a proposé des bons sous forme d’une carte électronique de dépenses valables dans des points de vente partenaires.

    Pour rappel, la droite et le MCG font tout pour tuer à petit feu cette aide aux familles. Ils utilisent des prétextes fallacieux dont l’abus d’utilisation, le soutien au commerce local et une meilleure gestion. Ils posent des obstacles afin de dissuader les bénéficiaires d’utiliser l’ARS. Ils ont exigé la mise en place d’un système de bons stigmatisants à faire valoir aux caisses des commerces de la Ville de Genève  et a sabré le budget 2017 de 17%.

    La réalité montre le non-sens des exigences de la droite élargie qui prône de manière récurrente l’efficience: «  simplifier l’administration pour promouvoir l’action. »¹  3 faits l’illustrent :

    • Après sollicitation de la magistrate, la Commission la concurrence, (COMCO) a jugé illégale la limitation de dépenses aux seuls commerces de la Ville de Genève.  Par la même l’affirmation de soutenir le commerce de proximité est infondée.
    • La somme octroyée en 2017 (533'900 fr. pour 3'775 enfants), est proche de celle budgétée par l’administration (540`000 fr.). La coupe de 17%, soit 90`000 fr. est donc injustifiée.
    • La mise en place des bons sous le format d’une carte électronique a un coût certain ; sa gestion sera plus coûteuse que la solution actuelle. La mesure prônée est donc inefficiente.

    Depuis le début de cette saga, l’Alternative demande le maintien de la situation actuelle qui permet de traiter de manière simple, efficace, peu coûteuse cette prestation ciblée tout en respectant les familles en situation de vulnérabilité.

    Un référendum la concernant a abouti. Il fait partie des 4 référendums contre les coupes budgétaires en Ville de Genève sur lesquels les communiés genevois voterons le 4 mars.

    Une pétition qui demande le maintien de la situation en vigueur vient d’être déposée au Conseil municipal.

    Et pour finir, Les Verts ne lâchent rien pour conserver cette allocation et faciliter son accès aux familles démunies.

     

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  • Respect

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    Cette semaine, j’ai eu le grand plaisir de voir au POCHE/GVE, la pièce de théâtre « « La voiture américaine ». Lors de scènes sensibles, quelques sifflets sont parvenus du public.

    A la fin du spectacle, après des applaudissements nourris, une comédien est restée sur scène pour nommer avec justesse que l’on ne siffle ni une femme, ni un homme. Puis, en rappelant que les sifflements ont été émis durant des scènes « en tension », qu’ils sont malvenus durant un spectacle.

    Je remercie la comédienne d’avoir osé énoncer, face public, deux principes essentiels:

    • le sifflement est un acte ressenti comme irrespectueux par de nombreuses personnes. Il est donc à éviter.
    • Siffler une personne durant son travail est inadéquat, irrespectueux et peut avoir des conséquences sur la prestation effectuée,

    Je finirai en ajoutant un troisième principe: même si le client est roi, il est attendu qu’il ait un comportement adéquat en tous lieux et toutes circonstances.  

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  • Ne laissons pas les personnes les personnes en situation de handicap aux portes de la Ville

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    Lors de la dernière séance plénière du conseil municipale de la Ville de Genève, le plénum a donné un signal fort en faveur d’une politique du handicap en acceptant à l’unanimité la motion « Pour de ne pas laisser les personnes handicapées aux portes de la Ville ».

    Ce vote démontre la volonté politique de garantir l’accès aux personnes en situation de handicap aux lieux publics, aux équipements, aux informations ainsi qu’aux services de toute l’administration municipale par une politique volontariste.

    Ce signal est d’importance car bien que, depuis plusieurs années, des mesures adéquates et innovantes sont déployées de manière segmentée dans les différents départements de la Ville, ces mesures sont insuffisantes : il manque un réflexe handicap pour faire avancer réellement les choses et d’améliorer le quotidien des personnes concernées,

    Le réflexe handicap, lié à celui d’accessibilité universelle, doit permettre à tout individu de réaliser des activités de manière autonome et d’obtenir des résultats équivalents. Dans l’idéal, il s’agit d’aménager la vie de tous les jours pour que toute la population ait le droit aux mêmes chances de vivre en toute liberté et en toute sécurité.

    Selon l’office de la statistique, 17 % de la population de plus de 15 ans et en ménage privé a une incapacité. Si l’on tient compte des personnes en EMS, ce taux peut atteindre 25 à 35 %.En Ville de Genève, c’est donc 30'000 personnes qui sont concernés par des difficultés de mobilité, de perception, de communication et de socialisation. Compte tenu du vieillissement croissant de la population, ce pourcentage augmentera d’année en année.

    Comme nous vieillissons toute et tous et qu’un accident ou une maladie peuvent, à tout un moment, nous tombé dessous, chacune et chacun de nous sera confronté-e  un jour à une limitation de son autonomie.

    L’objectif de la motion est la prévention de la discrimination et de l’isolement social d’au minimum d’un cinquième de la population ainsi que l’améliorer de leurs conditions de vie et de celles de leur proches par la suppression durablement de barrières limitant.

    Pour y arriver, et devant l’importance du besoin grandissant, il est donc primordial d’inventorier dans les plus brefs délais les besoins afin d’établir les priorités, concevoir un plan d’actions et planifier les ressources nécessaires pour la mise en place, dans des délais convenables, de mesures acceptables par toute la population.

    Plus vite l’accessibilité aux infrastructures et aux prestations de la Ville de Genève sera garantie aux personnes en situation de handicap, plus rapidement des situations gênantes ou discriminantes seront devancées.

    Le réflexe handicap doit permettre de traiter les problématiques liées aux diverses types de handicap tant au niveau de l’aménagement de l’environnement et des bâtiments qu’en terme d’attitudes et de préjugés.

    Pour cela, il faut que tous les départements municipaux travaillent ensemble afin de pallier au traitement segmenté actuel de la majorité des problématiques liées aux handicaps et éviter le sentiment d’injustice qui s’ensuit.

    Il est aussi fondamental de sensibiliser et former le personnel municipal afin qu’il réponde de manière adaptée lorsqu’il se trouve en face d’une personne en situation de handicap.

    Pour finir la concertation avec les associations compétentes et représentant les intérêts des personnes concernées est une nécessité car leurs membres sont confrontés quotidiennement aux différents obstacles.

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  • Un accident de vélo en ville sans vélo, c’est possible !

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    Cycliste invétérée, je circule à vélo par tous les temps. Risqué me direz-vous ? Pas plus parfois que d’accéder à certains garages à vélo.

    Comme un certain nombre de genevoises et genevois, j’habite dans un immeuble dont le garage à vélo est au sous-sol. Ses escaliers sont extérieurs et particulièrement raides, étroits, mal éclairés et glissants par grand froid ou temps de pluie. L’accès y est donc difficile et dangereux.

    Il y a plus de 7 ans, un collectif d’habitantes et d’habitants avait fait part de cette dangerosité à la régie et lui proposait, pour éviter notamment des accidents, d’aménager un garage à vélo de plain-pied. De plus, à une époque, il avait été question d’éclairer l’accès aux garages à vélo ce qui n’a pas jamais été fait. Je me demande encore pour quelle raison au vu du coût minime de cet aménagement.

    Et donc ce qui devait arriver arriva : après plusieurs « presque-accidents » annuels par temps humide et sombre, mon pied droit a glissé, j’ai chuté en avant et, par chance, je n’ai « qu’une fracture » du pied droit. Au regard de l’étroitesse des escaliers, ma tête aurait pu cogner le mur. Et je n’ose penser aux conséquences fatales qui auraient pu en découler.

    Selon le bureau de prévention des accidents (BPA)¹, les accidents domestiques les plus fréquents sont les chutes. Chaque année, elles concernent quelques 280 000 personnes en Suisse. 1600 environ d’entre elles décèdent des suites de leurs blessures. Les chutes dans les escaliers intérieurs concernent 20'000 personnes, et celles qui se produisent dans un autre espace d’habitation extérieur 10'000 personnes. Nombre de chutes peuvent être évitées ou amoindries en éliminant les sources de faux-pas et les lacunes constructives.

    L’aventure, le risque, le fun faisant partie de la vie, le risque zéro n’existe pas. Cependant, cela ne doit pas empêcher la volonté d’éviter les accidents « bêtes ». Selon le BPA, il est facile de s’en protéger principalement en sécurisant l’habitation par un aménagement ad hoc. Dans notre situation, il s’agit de contrôler qu’il n’y a pas de sources de faux-pas ou d’autres obstacles constructifs, que les escaliers soient munis de mains courantes et que les marches soient mises en évidence par de la lumière.

    Afin d’assurer la sécurité de leurs locataires, j’espère que tous les propriétaires et les régies concernées impliqueront rapidement ces mesures de moindre coût.

    (Le pied cassé, je m’en vais maintenant faire la casse-pieds à la régie)

     

    ¹Blessés dans des chutes selon le lieu de l’accident 2010–2014, Source: statistiques des accidents non professionnels et du niveau de la sécurité en Suisse, p.52, BPA

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  • Coupe dans l’allocation de rentrée scolaire : soutenons le(s) référendum(s) !

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    Lors du vote du budget de la Ville de Genève, la droite et l’extrême-droite, majoritaires, ont montré une nouvelle fois leur volonté de supprimer à terme l’allocation de rentrée scolaire, en votant une diminution de 90'000.- fr. de la somme budgétée.

    L’objectif de cette aide financière, qui existe depuis 2013, est d’aider les familles avec enfant(s) à obtenir des fournitures scolaires tels que des cartables, des chaussures ou des vêtements de gym. Les critères d’obtention sont clairement définis : revenu limité (déterminé par un droit au subside d’assurance maladie - SAM), résidence en Ville de Genève et titre de séjour valable.

    Son mode de gestion est simple et efficace : la somme est versée par virement bancaire dès que les documents demandés prouvant le droit à cette aide sont transmis au Service social de la Ville de Genève.

    Pour les Verts, cette diminution se fait clairement au détriment des familles les plus modestes. Elle est injustifiée car durant l'exercice 2016, les montants octroyés ont augmenté de 2% par rapport à 2015, pour dépasser le montant alors budgété de 540'000.- fr. Pour 2017, on s'attend à un montant équivalent.  

    De plus, depuis peu, la droite a prétendu par voie de presse[1] que 9'000 personnes ne seraient récemment plus éligibles aux SAM, ce qui est totalement erroné : renseignements pris auprès du Service cantonal de l’assurance-maladie, rien n’indique en effet que les bénéficiaires seront en baisse cette année.

    Fin 2016 et début 2017, l’Entente, le MCG et l’UDC s’étaient déjà attaqués à cette allocation, en exigeant que les ayants droits la reçoivent sous forme de bons à dépenser uniquement dans les magasins de la Ville. L’objectif annoncé étant de s’assurer que la somme attribuée de 130 ou 180 fr. par enfant (différenciée en fonction de l’âge), soit dépensée dans les commerces locaux et que les familles l’utilisent uniquement pour l’achat de fournitures scolaires. A ce jour, le système de bon n’est pas encore mis en place car l’aval de la Commission de la concurrence n’a pas été obtenu ; il pourrait d’ailleurs remettre en cause la délibération de la droite élargie.

    L’obligation de dépenser ces montants dans un nombre restreint de commerces est, de plus, un manque de respect de la vie privée et de l’autonomie des personnes concernées. Cela compliquera la vie de familles responsables qui ne pourront plus acheter les fournitures scolaires à l’endroit et au moment les plus opportuns pour leur organisation et leur finance. De plus, pour quelles raisons le tourisme d’achat serait-il l’apanage des familles modestes, dont la majorité ne possède pas de voiture, par manque de revenu ?

    La politique récurrente de la droite visant à baisser ou à supprimer systématiquement des prestations sociales frappe en premier lieu les personnes en situation de vulnérabilité, dont des familles. Mais n’oublions pas que la pauvreté existe dans notre pays ! Qu’une personne jeune qui a des enfants en bas âge et qui dispose d’un faible revenu y est très exposée, et que toute coupe, quelle qu’en soit le montant, est douloureuse pour les familles modestes. Car c’est tant de moins pour parvenir à se nourrir, à se laver, à s’habiller et pour participer tant que faire se peut à la vie de la communauté.

     Il est donc essentiel de se mobiliser pour éviter une péjoration régulière des conditions de vie des personnes vulnérables en signant les quatre référendums qui s’opposent aux coupes dans le budget 2017 de la Ville, dont un concerne précisément l’allocation de rentrée scolaire.

    [1] Selon Patricia Richard, cheffe de groupe PLR : « Plus de 9000 personnes dans le canton recevant des subsides maladie [critère pour l’allocation rentrée, ndlr] ont, selon la presse, annoncé ne plus remplir les conditions, voilà pourquoi nous avons diminué cette enveloppe.». Citation tirée du journal Le Courrier du 7 mai 2017 https://www.lecourrier.ch/149210/les_allocations_de_rentree_scolaire_resteront_versees_en_argent

     

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  • Le harcèlement de rue, ça suffit !

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    Le 7 mars, le  Conseil municipal a accepté à une grande majorité la motion déposée par les Verts « Le harcèlement de rue » afin de mettre en place au plus vite des actions concrètes pour lutter contre ce fléau omniprésent grandement banalisé qui rabaissent principalement les femmes et les personnes LGBT de tous âges et de toutes origines.

    Les études montrent que ce phénomène est très fréquent. A Lausanne, fin 2016, 72 % des femmes de 16 à 25 ans interrogées ont été harcelées ; 63 % d’entre elles ont été insultées et 32 % ont subi des attouchements non consentis.

    Le harcèlement de rue, ce sont les sifflements, les commentaires déplacés, les interpellations ou les insultes, voire les attouchements non consentis faites majoritairement par des hommes de tous âges et de toutes origines. Non ce n’est pas de l’humour, non ce n’est pas des compliments, et non ce ne sont certainement pas de la drague car la drague est une main tendue, le harcèlement est une main qui s’abat. Leurs répétitions ou leur violence génèrent un fort sentiment de mal-être et d’insécurité chez les personnes harcelées. Ces violences portent une atteinte inacceptable à la dignité et à la liberté de plus de la moitié de la population en la contraignant à  modifier son comportement et à limiter son utilisation de l’espace publique. Cela doit cessez !

    Le harcèlement de rue est un fléau qu’il faut maitriser afin que l’éradique en modifiant les mentalités à long terme car il est inadmissible que chaque jour, des femmes et des personnes LGBT soient humiliées notamment par des propos injurieux, subissent des attouchements dans les transports publics, renoncent à la pratique sport ou évitent de se promener dans certains lieux afin de ne pas être agressées  verbalement ou physiquement.

    Le harcèlement de rue est dénoncé depuis les années septante, ce n’est donc pas un problème lié à l’immigration, mais un problème relatif à la reproduction de comportements qui imprègnent tellement la société qu’il est devenu invisible et banalisé par un grand nombre de personnes dont des femmes qui ont appris « à faire avec » en adoptant très tôt des comportements pour éviter le pire. Cela suffit, cela doit cessez !

    En acceptant la motion « Le harcèlement de rue », le politique a donné un signal fort : les autorités communales doivent se doter, en concertation avec le Canton, des moyens pour bannir les comportements irrespectueux par des actions concrètes qui protègent et soutiennent les personnes victimes du harcèlement de rue sans les stigmatiser, par exemple par la mise à disposition d’une application smarphone pour alerter les proches d’une agression ainsi que par des actions qui modifient les mentalités durablement notamment par des campagnes de prévention régulières,  par des formations aux publics cibles afin qu’une personnes victimes du harcèlement de rue soient soutenues adéquatement, par des formations pour savoir réagir de manière non violente et constructive aux comportements agressifs et, pour finir par des amendes pour les actes afin de signaler clairement qu’ils ne sont pas tolérés par la société.

     

     

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