25/03/2018

Pour des levées des déchets cohérentes, réalistes et réfléchies

A la suite de l’exigence du Canton de supprimer la tolérance communale de la gratuité en matière de collecte des déchets urbains des entreprises au 1er janvier 2018, la Ville de Genève a mis en place un règlement sur la gestion de gestion des déchets aberrant. Sa mise en application au 1er avril entrainera des absurdités et des nuisances pour la population et dissuadera un certain nombre des entreprises de trier leurs déchets.

S’il est important de soutenir le principe du pollueur-payeur et le développement du tri sélectif, leur mise en application ne doit pas se faire au détriment de la population, des entreprises et des entités d’utilité publique. Elle ne doit pas affaiblir le service public. Malheureusement, c’est le cas de la solution d’externalisation déployée par le département de l’environnement urbain et de la sécurité.

Pour la population, elle a pour conséquence une augmentation des nuisances liées à la pollution sonore et de l’air engendrées par le passage au même moment, dans la même rue des camions de chacune de 8 entreprises de levées des ordures privées et de la voirie. La levée des déchets se faisant par type de déchets, je vous laisse imaginer l’impact sur le quotidien de la population et l’ampleur du blocage du trafic..

En mettant à mal la protection de l’être humain, la prévention des atteintes nuisibles et incommandantes, et par la même la lutte contre toute forme de pollution, ce règlement ne respecte ni la Constitution fédérale ni la Constitution genevoise.

La fin de la gratuité de la levée des déchets engendre une charge financière supplémentaire qui peut en étrangler un certain nombre d’entreprises. Elle peut amener une ou plusieurs des 516 associations et des 172 fondations d’utilité publique concernées à supprimer des prestations essentielles à la population, dont notamment l’aide aux proches aidants ou aux plus vulnérables. Une des conséquences directe serait une hausse des demandes de subvention d’un total de 250'000 francs.

Cette situation équivaut à un affaiblissement du service public sans pour autant inciter à un meilleur recyclage des déchets, bien au contraire ! Lorsqu’une entreprise n’a pas l’espace suffisant pour stocker les 6 containers trier, le risque d’une action de tri « 3 en 1 » est grand. Cela va donc à l’encontre du but du Canton.d’augmenter du tri le taux de recyclage .

La directive cantonale est claire : le dispositif doit être aussi incitatif et juste que possible tout en restant simple, pratique et proportionnée. Des communes, telle que Carouge y arrive, Genève doit y arriver.

Afin d’en éviter les effets pervers, le Conseil municipal a exigé à l’unanimité une suspension provisoire de la mise en application de ce règlement, le temps de trouver, en collaboration les parties prenantes, pour mettre en place, un système cohérent, réaliste et réalisable en terme écologique, logistique et économique qui favorise le tri sélectif tout en prévenant les nuisances environnementales.

Pour finir, par son vote et par l’acception des deux motions liées qui demandent le maintien de l’utilisation des écopoints par les entreprises qui produisent peu de déchets ainsi que l’exonération partielle des entités à but non lucratif, le Conseil municipal signifie son large soutien au Conseil administratif pour discuter avec le Canton afin de faire évoluer ses exigences.

 

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11/02/2018

Mise au point

Contrairement à ce que pensent certain-e-s, Ester Alder, magistrate en charge du département de la Cohésion sociale et de la jeunesse de la Ville de Genève, n’a pas capitulé et les siens ne l’ont pas lâchée en ce qui concerne l’allocation de rentrée scolaire (ARS) (130 fr. par enfant à l’école primaire, 180 au cycle), bien au contraire.

A la suite des attaques répétées de la droite et du MCG, la magistrate a tout mis en œuvre pour sauvegarder cette prestation essentielle pour les familles modestes. Cette aide n’est pas un cadeau aux familles comme le prétend la droite élargie qui l’a attaqué par 4 fois en moins d’un an, c’est une nécessité !

Afin de respecter la loi, le droit des familles concernées et la volonté populaire de ne pas couper dans les prestations à la population ainsi que d’éviter de donner des accroches pour supprimer l’ARS, Ester Alder a proposé des bons sous forme d’une carte électronique de dépenses valables dans des points de vente partenaires.

Pour rappel, la droite et le MCG font tout pour tuer à petit feu cette aide aux familles. Ils utilisent des prétextes fallacieux dont l’abus d’utilisation, le soutien au commerce local et une meilleure gestion. Ils posent des obstacles afin de dissuader les bénéficiaires d’utiliser l’ARS. Ils ont exigé la mise en place d’un système de bons stigmatisants à faire valoir aux caisses des commerces de la Ville de Genève  et a sabré le budget 2017 de 17%.

La réalité montre le non-sens des exigences de la droite élargie qui prône de manière récurrente l’efficience: «  simplifier l’administration pour promouvoir l’action. »¹  3 faits l’illustrent :

  • Après sollicitation de la magistrate, la Commission la concurrence, (COMCO) a jugé illégale la limitation de dépenses aux seuls commerces de la Ville de Genève.  Par la même l’affirmation de soutenir le commerce de proximité est infondée.
  • La somme octroyée en 2017 (533'900 fr. pour 3'775 enfants), est proche de celle budgétée par l’administration (540`000 fr.). La coupe de 17%, soit 90`000 fr. est donc injustifiée.
  • La mise en place des bons sous le format d’une carte électronique a un coût certain ; sa gestion sera plus coûteuse que la solution actuelle. La mesure prônée est donc inefficiente.

Depuis le début de cette saga, l’Alternative demande le maintien de la situation actuelle qui permet de traiter de manière simple, efficace, peu coûteuse cette prestation ciblée tout en respectant les familles en situation de vulnérabilité.

Un référendum la concernant a abouti. Il fait partie des 4 référendums contre les coupes budgétaires en Ville de Genève sur lesquels les communiés genevois voterons le 4 mars.

Une pétition qui demande le maintien de la situation en vigueur vient d’être déposée au Conseil municipal.

Et pour finir, Les Verts ne lâchent rien pour conserver cette allocation et faciliter son accès aux familles démunies.

 

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27/01/2018

Respect

Cette semaine, j’ai eu le grand plaisir de voir au POCHE/GVE, la pièce de théâtre « « La voiture américaine ». Lors de scènes sensibles, quelques sifflets sont parvenus du public.

A la fin du spectacle, après des applaudissements nourris, une comédien est restée sur scène pour nommer avec justesse que l’on ne siffle ni une femme, ni un homme. Puis, en rappelant que les sifflements ont été émis durant des scènes « en tension », qu’ils sont malvenus durant un spectacle.

Je remercie la comédienne d’avoir osé énoncer, face public, deux principes essentiels:

  • le sifflement est un acte ressenti comme irrespectueux par de nombreuses personnes. Il est donc à éviter.
  • Siffler une personne durant son travail est inadéquat, irrespectueux et peut avoir des conséquences sur la prestation effectuée,

Je finirai en ajoutant un troisième principe: même si le client est roi, il est attendu qu’il ait un comportement adéquat en tous lieux et toutes circonstances.  

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07/12/2017

Ne laissons pas les personnes les personnes en situation de handicap aux portes de la Ville

Lors de la dernière séance plénière du conseil municipale de la Ville de Genève, le plénum a donné un signal fort en faveur d’une politique du handicap en acceptant à l’unanimité la motion « Pour de ne pas laisser les personnes handicapées aux portes de la Ville ».

Ce vote démontre la volonté politique de garantir l’accès aux personnes en situation de handicap aux lieux publics, aux équipements, aux informations ainsi qu’aux services de toute l’administration municipale par une politique volontariste.

Ce signal est d’importance car bien que, depuis plusieurs années, des mesures adéquates et innovantes sont déployées de manière segmentée dans les différents départements de la Ville, ces mesures sont insuffisantes : il manque un réflexe handicap pour faire avancer réellement les choses et d’améliorer le quotidien des personnes concernées,

Le réflexe handicap, lié à celui d’accessibilité universelle, doit permettre à tout individu de réaliser des activités de manière autonome et d’obtenir des résultats équivalents. Dans l’idéal, il s’agit d’aménager la vie de tous les jours pour que toute la population ait le droit aux mêmes chances de vivre en toute liberté et en toute sécurité.

Selon l’office de la statistique, 17 % de la population de plus de 15 ans et en ménage privé a une incapacité. Si l’on tient compte des personnes en EMS, ce taux peut atteindre 25 à 35 %.En Ville de Genève, c’est donc 30'000 personnes qui sont concernés par des difficultés de mobilité, de perception, de communication et de socialisation. Compte tenu du vieillissement croissant de la population, ce pourcentage augmentera d’année en année.

Comme nous vieillissons toute et tous et qu’un accident ou une maladie peuvent, à tout un moment, nous tombé dessous, chacune et chacun de nous sera confronté-e  un jour à une limitation de son autonomie.

L’objectif de la motion est la prévention de la discrimination et de l’isolement social d’au minimum d’un cinquième de la population ainsi que l’améliorer de leurs conditions de vie et de celles de leur proches par la suppression durablement de barrières limitant.

Pour y arriver, et devant l’importance du besoin grandissant, il est donc primordial d’inventorier dans les plus brefs délais les besoins afin d’établir les priorités, concevoir un plan d’actions et planifier les ressources nécessaires pour la mise en place, dans des délais convenables, de mesures acceptables par toute la population.

Plus vite l’accessibilité aux infrastructures et aux prestations de la Ville de Genève sera garantie aux personnes en situation de handicap, plus rapidement des situations gênantes ou discriminantes seront devancées.

Le réflexe handicap doit permettre de traiter les problématiques liées aux diverses types de handicap tant au niveau de l’aménagement de l’environnement et des bâtiments qu’en terme d’attitudes et de préjugés.

Pour cela, il faut que tous les départements municipaux travaillent ensemble afin de pallier au traitement segmenté actuel de la majorité des problématiques liées aux handicaps et éviter le sentiment d’injustice qui s’ensuit.

Il est aussi fondamental de sensibiliser et former le personnel municipal afin qu’il réponde de manière adaptée lorsqu’il se trouve en face d’une personne en situation de handicap.

Pour finir la concertation avec les associations compétentes et représentant les intérêts des personnes concernées est une nécessité car leurs membres sont confrontés quotidiennement aux différents obstacles.

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14/11/2017

Un accident de vélo en ville sans vélo, c’est possible !

Cycliste invétérée, je circule à vélo par tous les temps. Risqué me direz-vous ? Pas plus parfois que d’accéder à certains garages à vélo.

Comme un certain nombre de genevoises et genevois, j’habite dans un immeuble dont le garage à vélo est au sous-sol. Ses escaliers sont extérieurs et particulièrement raides, étroits, mal éclairés et glissants par grand froid ou temps de pluie. L’accès y est donc difficile et dangereux.

Il y a plus de 7 ans, un collectif d’habitantes et d’habitants avait fait part de cette dangerosité à la régie et lui proposait, pour éviter notamment des accidents, d’aménager un garage à vélo de plain-pied. De plus, à une époque, il avait été question d’éclairer l’accès aux garages à vélo ce qui n’a pas jamais été fait. Je me demande encore pour quelle raison au vu du coût minime de cet aménagement.

Et donc ce qui devait arriver arriva : après plusieurs « presque-accidents » annuels par temps humide et sombre, mon pied droit a glissé, j’ai chuté en avant et, par chance, je n’ai « qu’une fracture » du pied droit. Au regard de l’étroitesse des escaliers, ma tête aurait pu cogner le mur. Et je n’ose penser aux conséquences fatales qui auraient pu en découler.

Selon le bureau de prévention des accidents (BPA)¹, les accidents domestiques les plus fréquents sont les chutes. Chaque année, elles concernent quelques 280 000 personnes en Suisse. 1600 environ d’entre elles décèdent des suites de leurs blessures. Les chutes dans les escaliers intérieurs concernent 20'000 personnes, et celles qui se produisent dans un autre espace d’habitation extérieur 10'000 personnes. Nombre de chutes peuvent être évitées ou amoindries en éliminant les sources de faux-pas et les lacunes constructives.

L’aventure, le risque, le fun faisant partie de la vie, le risque zéro n’existe pas. Cependant, cela ne doit pas empêcher la volonté d’éviter les accidents « bêtes ». Selon le BPA, il est facile de s’en protéger principalement en sécurisant l’habitation par un aménagement ad hoc. Dans notre situation, il s’agit de contrôler qu’il n’y a pas de sources de faux-pas ou d’autres obstacles constructifs, que les escaliers soient munis de mains courantes et que les marches soient mises en évidence par de la lumière.

Afin d’assurer la sécurité de leurs locataires, j’espère que tous les propriétaires et les régies concernées impliqueront rapidement ces mesures de moindre coût.

(Le pied cassé, je m’en vais maintenant faire la casse-pieds à la régie)

 

¹Blessés dans des chutes selon le lieu de l’accident 2010–2014, Source: statistiques des accidents non professionnels et du niveau de la sécurité en Suisse, p.52, BPA

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16/05/2017

Coupe dans l’allocation de rentrée scolaire : soutenons le(s) référendum(s) !

Lors du vote du budget de la Ville de Genève, la droite et l’extrême-droite, majoritaires, ont montré une nouvelle fois leur volonté de supprimer à terme l’allocation de rentrée scolaire, en votant une diminution de 90'000.- fr. de la somme budgétée.

L’objectif de cette aide financière, qui existe depuis 2013, est d’aider les familles avec enfant(s) à obtenir des fournitures scolaires tels que des cartables, des chaussures ou des vêtements de gym. Les critères d’obtention sont clairement définis : revenu limité (déterminé par un droit au subside d’assurance maladie - SAM), résidence en Ville de Genève et titre de séjour valable.

Son mode de gestion est simple et efficace : la somme est versée par virement bancaire dès que les documents demandés prouvant le droit à cette aide sont transmis au Service social de la Ville de Genève.

Pour les Verts, cette diminution se fait clairement au détriment des familles les plus modestes. Elle est injustifiée car durant l'exercice 2016, les montants octroyés ont augmenté de 2% par rapport à 2015, pour dépasser le montant alors budgété de 540'000.- fr. Pour 2017, on s'attend à un montant équivalent.  

De plus, depuis peu, la droite a prétendu par voie de presse[1] que 9'000 personnes ne seraient récemment plus éligibles aux SAM, ce qui est totalement erroné : renseignements pris auprès du Service cantonal de l’assurance-maladie, rien n’indique en effet que les bénéficiaires seront en baisse cette année.

Fin 2016 et début 2017, l’Entente, le MCG et l’UDC s’étaient déjà attaqués à cette allocation, en exigeant que les ayants droits la reçoivent sous forme de bons à dépenser uniquement dans les magasins de la Ville. L’objectif annoncé étant de s’assurer que la somme attribuée de 130 ou 180 fr. par enfant (différenciée en fonction de l’âge), soit dépensée dans les commerces locaux et que les familles l’utilisent uniquement pour l’achat de fournitures scolaires. A ce jour, le système de bon n’est pas encore mis en place car l’aval de la Commission de la concurrence n’a pas été obtenu ; il pourrait d’ailleurs remettre en cause la délibération de la droite élargie.

L’obligation de dépenser ces montants dans un nombre restreint de commerces est, de plus, un manque de respect de la vie privée et de l’autonomie des personnes concernées. Cela compliquera la vie de familles responsables qui ne pourront plus acheter les fournitures scolaires à l’endroit et au moment les plus opportuns pour leur organisation et leur finance. De plus, pour quelles raisons le tourisme d’achat serait-il l’apanage des familles modestes, dont la majorité ne possède pas de voiture, par manque de revenu ?

La politique récurrente de la droite visant à baisser ou à supprimer systématiquement des prestations sociales frappe en premier lieu les personnes en situation de vulnérabilité, dont des familles. Mais n’oublions pas que la pauvreté existe dans notre pays ! Qu’une personne jeune qui a des enfants en bas âge et qui dispose d’un faible revenu y est très exposée, et que toute coupe, quelle qu’en soit le montant, est douloureuse pour les familles modestes. Car c’est tant de moins pour parvenir à se nourrir, à se laver, à s’habiller et pour participer tant que faire se peut à la vie de la communauté.

 Il est donc essentiel de se mobiliser pour éviter une péjoration régulière des conditions de vie des personnes vulnérables en signant les quatre référendums qui s’opposent aux coupes dans le budget 2017 de la Ville, dont un concerne précisément l’allocation de rentrée scolaire.

[1] Selon Patricia Richard, cheffe de groupe PLR : « Plus de 9000 personnes dans le canton recevant des subsides maladie [critère pour l’allocation rentrée, ndlr] ont, selon la presse, annoncé ne plus remplir les conditions, voilà pourquoi nous avons diminué cette enveloppe.». Citation tirée du journal Le Courrier du 7 mai 2017 https://www.lecourrier.ch/149210/les_allocations_de_rentree_scolaire_resteront_versees_en_argent

 

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12/03/2017

Le harcèlement de rue, ça suffit !

Le 7 mars, le  Conseil municipal a accepté à une grande majorité la motion déposée par les Verts « Le harcèlement de rue » afin de mettre en place au plus vite des actions concrètes pour lutter contre ce fléau omniprésent grandement banalisé qui rabaissent principalement les femmes et les personnes LGBT de tous âges et de toutes origines.

Les études montrent que ce phénomène est très fréquent. A Lausanne, fin 2016, 72 % des femmes de 16 à 25 ans interrogées ont été harcelées ; 63 % d’entre elles ont été insultées et 32 % ont subi des attouchements non consentis.

Le harcèlement de rue, ce sont les sifflements, les commentaires déplacés, les interpellations ou les insultes, voire les attouchements non consentis faites majoritairement par des hommes de tous âges et de toutes origines. Non ce n’est pas de l’humour, non ce n’est pas des compliments, et non ce ne sont certainement pas de la drague car la drague est une main tendue, le harcèlement est une main qui s’abat. Leurs répétitions ou leur violence génèrent un fort sentiment de mal-être et d’insécurité chez les personnes harcelées. Ces violences portent une atteinte inacceptable à la dignité et à la liberté de plus de la moitié de la population en la contraignant à  modifier son comportement et à limiter son utilisation de l’espace publique. Cela doit cessez !

Le harcèlement de rue est un fléau qu’il faut maitriser afin que l’éradique en modifiant les mentalités à long terme car il est inadmissible que chaque jour, des femmes et des personnes LGBT soient humiliées notamment par des propos injurieux, subissent des attouchements dans les transports publics, renoncent à la pratique sport ou évitent de se promener dans certains lieux afin de ne pas être agressées  verbalement ou physiquement.

Le harcèlement de rue est dénoncé depuis les années septante, ce n’est donc pas un problème lié à l’immigration, mais un problème relatif à la reproduction de comportements qui imprègnent tellement la société qu’il est devenu invisible et banalisé par un grand nombre de personnes dont des femmes qui ont appris « à faire avec » en adoptant très tôt des comportements pour éviter le pire. Cela suffit, cela doit cessez !

En acceptant la motion « Le harcèlement de rue », le politique a donné un signal fort : les autorités communales doivent se doter, en concertation avec le Canton, des moyens pour bannir les comportements irrespectueux par des actions concrètes qui protègent et soutiennent les personnes victimes du harcèlement de rue sans les stigmatiser, par exemple par la mise à disposition d’une application smarphone pour alerter les proches d’une agression ainsi que par des actions qui modifient les mentalités durablement notamment par des campagnes de prévention régulières,  par des formations aux publics cibles afin qu’une personnes victimes du harcèlement de rue soient soutenues adéquatement, par des formations pour savoir réagir de manière non violente et constructive aux comportements agressifs et, pour finir par des amendes pour les actes afin de signaler clairement qu’ils ne sont pas tolérés par la société.

 

 

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22/01/2017

Des bons pour les allocations de rentrée scolaire : une fausse bonne idée

Lors du dernier plénum du Conseil municipal de la Ville de Genève, la droite et le MCG, majoritaires, ont décidé que les ayants droit aux allocations de rentrée scolaires la recevront sous forme de bons à dépenser dans les magasins de la Ville afin de s’assurer que les 530'000 fr. alloués à cette prestation, soient dépensés dans les commerçants locaux et que les familles concernées achètent bien des fournitures scolaires, tels que des cartables, des chaussures ou des vêtements de gym.

C’est une fausse bonne idée pour les trois raisons suivantes :

Premièrement, dynamiser le commerce de proximité dit favoriser la production, la vente et l’achat de biens locaux. La mesure propose tout le contraire : ce seront les grandes chaines de magasins nationales et internationales, tels que Migros, Coop, Manor et Aldi qui seront avantagées au détriment du commerce local car ce sont elles qui vendent, sous un même toit, la gamme de fournitures concernées.

La deuxième raison est le respect des ayants droits. L’obligation de dépenser la somme attribuée, de 130 ou 180 fr., dans un nombre restreint de commerces aura des effets négatifs en termes de respect de la vie privée et d’auto-détermination. Elle compliquera aussi la vie de familles responsables qui ne pourront plus acheter les fournitures scolaires à l’endroit et au moment les plus opportuns pour leur organisation et leur finance.

La présentation d’un bon a aussi un effet stigmatisant ; et tout changement de pratique diminue le recours à l’aide proposée. Ainsi, la mise en place des bons se fera au détriment de l’aide aux familles et aux plus démunis.

Pour quelle raison le tourisme d’achat serait-il l’apanage des familles qui ne possèdent pas de voiture par manque de revenu ?

La troisième raison est la complexification du travail l’administration et des commerçants par un suivi administratif et comptable importants. Cela ira aussi à l’encontre de la demande du Conseil municipal de simplifier le travail de l’administration communale.

Pour quelles raisons faudrait-il compliquer le mode de gestion actuel qui est simple et efficace : la somme est versée par virement bancaire dès que les documents demandés prouvant le droit à cette aide, sont transmis au service social de la Ville de Genève ?

Selon la droite, la mise en place d’un système similaire aux bons REKA serait une solution à envisager. Cette proposition n’est pas pertinente car la masse des ayant droits est insuffisante pour obtenir un coût de gestion moindre. De plus la sécurisation des bons, pour s’assurer que ce sont bien les bonnes personnes qui achètent les fournitures autorisées, coûtera chère.

Dans tous les cas, la mesure imposée par la droite et le MCG engendra, par la hausse la charge de travail des collaborateurs de la Ville et par la mise en place d’une procédure d’attribution via les marchés publics obligatoire pour toute prestation de plus de 500'000.-, une hausse des coûts de gestion de plus 100'000 fr. par an, soit 20% des allocations attribuées, ceci au détriment de l’aide aux familles.

Que désire donc sauvegarder la droite et le MCG avec cette mesure ? Sûrement pas l’intérêt des familles, des commerçants locaux et des finances publiques.

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30/06/2016

Pour une politique d'asile humanitaire et efficace

Pour une politique d’asile humaine et efficace

La politique migratoire en Europe est a atteint ses limites: pendant que nous profitons de bonnes conditions de vie, des femmes, des enfants et des hommes qui fuient la guerre, vivent sur le chemin de l’exil, des situations inhumaines.  

La recherche d’une terre d’asile et les barrières d’accès à l’Europe transforme la méditerranée en un tombeau géant permanent.

Cela doit cessez !

Cette situation est indigne d’une société civilisée.

Si vous étiez un-e réfugié-e, comment supporteriez-vous des conditions  de vie précaires qui jettent des milliers de personnes dans des situations indicibles enrichissant des personnes sans scrupules ?

Si vous étiez un-e réfugié-e, comment feriez-vous face, jour après jour à l’hostilité et à la xénophobie croissante d’une partie de la  population des pays traversés ou du pays d’accueil ?

Soyons solidaires !

La protection de l’intégrité individuelle de chacun doit être assurée. Elle peut l’être par la mise en place de solutions pragmatiques et efficaces qui éviteraient des drames et de souffrances liés aux obstacles que doivent surmonter les personnes condamnée à l’exil pour survivre.

Soyons collectivement responsable !

100 femmes issues de la vie politique et de la société civile ont lancé le 28 juin un appel adressé au Conseil fédéral, Conseil national, au Conseil des Etats et au Conseil de l’Europe afin que les demandes d’asile émanant des personnes fuyant la guerre ou victimes de persécutions, puissent être déposées par les requérants auprès des ambassades et consulats européens de leurs pays respectifs ou du pays de transit. A défaut, elles demande une voie légale d’entrée en Europe pour les personnes touchées par ces drames.

Rejoignez-les en signant la pétition « pour une politique d’asile humaine et efficace » : https://www.change.org/p/pour-une-politique-d-asile-humai...

 

 

29/03/2016

La précarisation énergétique : un mal qui tue

Les dommages collatéraux de la politique de libéralisation énergétique européenne n’est pas des moindres : au nom de la rentabilité économique, la santé des milliers européens est fortement dégradée. Les raisons principales en sont : la diminution de la qualité de l’air due à la hausse de l’exploitation du charbon, des habitations mal isolées dues à une politique d’austérité qui génère plus de pauvreté et par la hausse massive du prix de l'énergie, qui a remplacé la diminution promise, qui empêche millions d'individus de chauffer leur logement.

Le documentaire « Electricité, le montant de la facture », diffusé sur France 3, démontre comment les pays européens n’ont pas su ou n’ont pas voulu maitriser la mise en concurrence entre les industries produisant des énergies renouvellables et celles produisant des énergies fossiles (charbon, électricité nucléaire, gaz).

Au nom de la rentabilité de la croissance économique, qui induit des avantages conséquents pour l’industrie des énergies fossiles, des milliers de citoyens meurent prématurément. Et cela pourrait s’aggraver. J’espère qu’en Suisse, le monde politique ne réagira pas trop tard...